mardi 29 juin 2010, par Sylens
Les jours passent et on y voit un peu plus clair sur ce qu’il s’est vraiment passé durant deux semaines dans l’hôtel Pezula à Knysna. Le bihebdomadaire France Football a sorti aujourd’hui une édition révélation sur l’affaire Anelka, la grève des joueurs et les jours qui ont suivis. Le journal sportif nous apprend d’ailleurs une information très intéressante et surprenante à propos de Raymond Domenech.
Raymond Domenech a bien failli tourner le dos à la sélection française le soir du "dimanche noir" !
Têtu ? Englué dans ses convictions ? Irraisonnable ? Aveugle face à l’échec en marche ? Domenech a bien donné ces images tout au long de ses 6 ans à la tête des Bleus. Pourtant, Raymond Domenech a failli tout plaquer le soir du désormais célèbre « dimanche noir ». Durant ce jour historique de grève des « joueurs » de l’équipe de France, on avait d’abord vu l’ennemi public n°1 en France tenter de s’interposer entre Patrice Evra et Robert Duverne (le préparateur physique) puis venir complètement abasourdi lire le communiqué des joueurs devant la meute des journalistes. Ce que l’on ne sait pas en revanche, c’est ce qui a traversé l’esprit de Domenech au retour de cette « ultime humiliation » si l’on reprend le qualificatif du Corriere Dello Sporte.
France Football révèle que Domenech serait rentré avec l’entraineur des gardiens Bruno Martini à l’hôtel. Celui-ci aurait fondu en larmes pendant que le sélectionneur s’était enfermé dans un mutisme troublant. Il serait alors parti sans dire un mot s’enfermer dans sa chambre où il aurait entreprit de faire ses valises. Et oui, vous avez bien lu : Domenech voulut tout plaquer après que même ses joueurs l’aient abandonné. Dans l’émotion, il décida de quitter sur le champ l’Afrique du Sud et ses troupes par la même occasion !
La nouvelle a vite fait le tour des couloirs du Pezula. Certains joueurs, pris soudain d’un grand sentiment de culpabilité, décidèrent d’aller au plus vite voir le sélectionneur pour d’abord s’excuser de leur geste maladroit puis pour surtout convaincre le sélectionneur de rester. C’est finalement la plaidoirie de l’attaquant du Panathinaïkos Djibril Cissé qui aurait fait infléchir l’ancien sélectionneur des espoirs. Domenech resta donc jusqu’au bout tout en conservant une rancune tenace pour les frondeurs. Ainsi, et ça on le sait depuis longtemps, il empêcha Patrice Evra de venir à la conférence de presse du lundi pour s’exprimer sur cette grève et mis sur le banc les joueurs qui l’avaient lâchés.
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