23 janvier 2010, Old Trafford. Rooney et les siens viennent juste de battre Hull City (4-0) avec un quadruplé de l’ex joueur d’Everton à la clé. Comme un symbole de l’importance de l’international anglais chez les Red Devils.

L’adage dit souvent que le football est avant tout un sport d’équipe, mais toute règle a une exception... Wayne Rooney en fait partie. Depuis le départ de Cristiano Ronaldo pour le Real Madrid, l’ex buteur des Tofees est sans la moindre contestation le joueur le plus important de l’effectif mancunien. 19 buts en 22 matchs de Premier League, rien que ça. Sir Alex Ferguson doit aller mettre un cierge tous les week-ends pour que son numéro 10 ne se blesse pas. Depuis le départ de Ronaldo, Rooney quoi qu’on en dise est bien seul aux avant-postes, et a plus de responsabilités qu’auparavant. Le meilleur scoreur de Manchester United a inscrit 36% des buts de son club. Une illustration supplémentaire de l’importance de Wayne Rooney dans les plans du manager des Red Devils. Les louanges pleuvent envers l’attaquant anglais à tel point que des grands clubs se sont positionné pour débaucher le meilleur attaquant du monde en ce moment (le Real, le Barca en ont fait leur priorité). Pas sûr, que United lâchera la perle. Si le jeu et les résultats mancuniens posent question, il est sûr que le talent de Wayne Rooney crève l’écran cette saison. On peut alors parler de Rooney dépendance comme il existe une Gourcuff dépendance à Bordeaux, une Ribéry dépendance à Munich. Lui tient à rappeler que Manchester est d’abord une équipe : « Ne nous regardez pas comme si nous étions l’équipe d’un seul homme, c’est un fardeau pour moi et ça ne veut rien dire. Si on ne me fait pas la bonne passe, je ne peux pas marquer. Et si je ne marque pas, j’attends des autres qu’ils le fassent et pour le moment ça se passe bien ainsi. Nous nous partageons les buts et je ne suis certainement pas le seul à marquer. Nous voulons gagner en tant qu’équipe, pas chacun dans notre coin. » Le joueur a beau se défendre que la réussite est avant tout collective, les faits sont là : si Rooney est en méforme, les résultats et les performances mancuniennes s’en ressentent. Si Rooney est dans un grand jour, l’équipe de Ferguson gagne le plus souvent. Cette saison, Rooney a franchi et est devenu en l’espace de quelques mois, le véritable leader de son équipe. Sa rage de vaincre, son excellente frappe de balle, sa technique impeccable, sa vision du jeu, son sens du collectif font de lui, un joueur essentiel autant en club qu’en sélection. Encore cette semaine, Wayne Rooney a été l’homme du match en Carling Cup face à Manchester City. À l’origine du premier but de Paul Scholes (superbe transversale pour Giggs), le numéro 10 mancunien s’est mué en buteur pour offrir la finale de la Cup à Manchester United. Vous avez dit Rooney dépendance ?... Ajouter à cela, le triplé à Portsmouth à la 14e journée et un doublé contre Wigan avec à la clé, 6 points de plus grâce à ses réalisations de l’ex buteur d’Everton.
La Rooney dépendance est incontestable à Manchester United, cette année. Les Red Devils sont clairement dans une année de transition après la perte de Cristiano Ronaldo. Même si Rooney assume ses nouvelles responsabilités, il est sûr que quand il accuse le coup, Manchester est plus fragile. Tandis que le Real et le Barca se dispute le prodige anglais, Manchester lui s’active pour le garder et recruter pour lui apporter des renforts dont il est orphelin cette saison (Nani n’est pas à la hauteur de son compatriote, Valencia est assez décevant). En tout cas, même si le principal intéressé se tue à dire l’inverse, les faits et les arguments sont là pour confirmer le fait que Manchester souffre d’une Rooney dépendance. Demain, il sera l’un des hommes à surveiller lors du choc contre Arsenal à l’Emirates Stadium.
Chris14
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