mercredi 28 avril 2010, par Christopher.L
Chaque semaine, retrouvez un ou plusieurs portraits de joueur(s) emblématique(s) d’une équipe nationale présente en Coupe du Monde. De Yohan Gourcuff à David Villa en passant par Wayne Rooney ou Wesley Sneijder, découvrez et redécouvrez les joueurs qui nous feront rêver lors de ce mondial sud-africain. Attardons-nous sur le goleador de Liverpool et l’un des meilleurs attaquants du monde, Fernando Torres.

El Nino, l’enfant de chéri de l’Atletico
Fernando est né le 20 mars 1984 à Fuenlabrada, quelques mois avant la défaite de l’Espagne face à la France sur une erreur monumentale du malheureux Arconada. Lui et ses compères de la Roja ne semblent pas être des faire-valoir comme l’ont été ses prédécesseurs, souvent donné comme favori mais rarement vainqueur à l’arrivée. Torres en est un des joueurs clés par ses talents de buteur et d’excellente conservation de balle. El Nino, comme on l’appelle souvent a découvert le football de manière précoce. À seulement 5 ans, il intègre "Parque 84" une équipe qui jouait régulièrement des tournois de futsal. Très vite, le leader de l’attaque de Liverpool tape dans l’oeil des dirigeants de l’Atletico Madrid. Progressant à vitesse fulgurante dans les équipes de jeune du club madrilène, Nando Torres signe son premier contrat en 1999 alors qu’il n’a que 17 ans. Décidement, ce surnom de Nino lui colle vraiment à la peau. Il découvre alors les joies de la sélection espagnole notamment lors de l’Euro des -16 ans en 2001. Il termine meilleur buteur de cette compétition (7 buts) et contribue largement au succès de la Roja (marque le seul but de la finale sur penalty). Sa première sélection en équipe première s’effectue en 2003 contre le Portugal. Ses performances régalent les espagnols. Durant l’été 2004, l’Atletico est engagé dans la Coupe Intertoto, l’occasion pour l’attaquant de s’illustrer. Il inscrit un doublé contre l’OFK Belgrade et ses performances avec les Colchoneros ne laissent pas insensibles beaucoup de clubs européens dont Liverpool. En effet, Torres marque la bagatelle de 91 réalisations en 243 matchs sous les couleurs rojiblancos.
Liverpool ou la confirmation
Les Reds engagent le prodige espagnol pour un contrat de six ans, moyennant une indemnité de 36 millions d’€ plus son compatriote, Luis Garcia. Il entre dans l’histoire en devenant le deuxième ibérique derrière Gaizka Mendieta, transféré du Barca à la Lazio de Rome pour 48 millions d’€. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Fernando Torres s’acclimate très rapidement au jeu anglais réputé moins technique mais plus physique que celui de la Liga. Cette performance est d’autant plus remarquable que l’ex idole du stade Vicente Calderon avait la lourde tâche de succéder à un joueur et numéro 9 emblématique des Reds en la personne de Robbie Fowler. Il n’en est rien pour lui... Au terme d’une première saison éclatante, il marque 34 buts toutes compétitions confondues dont 6 en Ligue des Champions. L’Euro 2008 confirme son statut de goleador et soulage l’Espagne dans sa quête de titre. À l’issue d’une compétition maîtrisée, Fernando Torres (seul buteur de la finale face à l’Allemagne) et ses compères ibériques remportent l’Euro 2008 après 44 ans d’attente. Il enchaîne les prestations de haut niveau la saison suivante et rentre même dans l’Histoire en inscrivant le 1000e but de Liverpool en Premier League lors d’un match face à Manchester City, le 5 octobre 2008. Malgré les blessures multiples durant cet exercice 2008/2009, El Nino est l’auteur de 17 buts. Cette saison, il n’est pas en reste, loin de là . Avec 12 buts en 15 matchs, Torres confirme son statut de serial buteur et de pion essentiel dans le système de Rafael Benitez. Comme à Manchester United avec Wayne Rooney, on assiste de plus en plus à une Torres dépendance au sein des Reds. Eliminé en Ligue des Champions et distancé dans la course au titre, l’attaquant de la Roja n’aura qu’un seul et énorme objectif en tête à l’issue de cette saison, c’est-à -dire de soulever la Coupe du Monde à Johannesbourg, le soir du 11 juillet 2010. C’est pour cela qu’il a décidé de "sacrifier" sa fin de saison avec les Reds pour subir une opération du genou. Le temps de récupération est estimé à 6 semaines. Torres serait peut-être trop court physiquement pour le premier match de l’Espagne. Il n’empêche qu’il sera motivé pour cet évenement que toute la Roja attend.
Fernando Torres est un des meilleurs attaquants du monde depuis deux ou trois saisons et confirme lors de chaque match, son importance grandissante autant en sélection espagnole que chez les Reds de Liverpool. Il a du quand même se résigner à terminer sa saison pour operer son genou douloureux. Espérons pour la sélection ibérique, que El Nino sera en grande forme, car il sera un des fers de lance d’un des favoris de ce Mondial sud-africain.
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Chris14
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