Cette photo montrant Steeven Langil (l’une des perles caennaises) illustre bien l’excellent début de saison du Stade Malherbe de Caen, leader indiscutable de Ligue 2.
samedi 21 novembre 2009, par Chris14
Après une année catastrophique en Ligue 1 la saison dernière, le Stade Malherbe de Caen est descendu en Ligue 2 avec un vestiaire divisé, une ambiance délétère et un entraîneur fragilisé. Malgré toutes les contestations émanant notamment des supporters, le président Jean-François Fortin a décidé d’accorder sa confiance à Franck Dumas. Bien lui a pris, car le Stade Malherbe pointe au soir de la quatorzième journée à la première place avec huit points d’avance sur le 4ème (le FC Nantes). Avec un parcours exceptionnel et 31 points au compteur, le club bas-normand est bien engagé dans la lutte pour accéder à l’élite. Retour sur ce parcours quasi parfait.
Un Stade Malherbe qui capitalise
Le club caennais, descente oblige a vu son budget divisé par 2 et a donc perdu des joueurs clés durant le mercato estival (Savidan parti à la retraite, Ben Khalfallah et Gomis transférés à Valenciennes, Planté acheté par les Verts et enfin Lemaitre recruté par l’AS Nancy Lorraine). Mais les dirigeants ont su compenser ses pertes en recrutant Kandia Traoré, Grégory Tafforeau et le néo-international espoir Steeven Langil. On pensait quand même que les normands auraient du mal à se remettre dans le rythme du championnat de Ligue 2 réputé plus physique que l’élite. Au contraire, le début de saison a permis aux caennais de chasser leurs doutes avec quatre victoires lors des cinq premieres journées. Certes, ces succès étaient acquis dans la douleur (trois fois 1-0 et une fois 2-1) mais avaient le mérite de donner aux bas-normands de la confiance. On pouvait leur reprocher de ne pas montrer un jeu séduisant comme à l’accoutumée, admettait Nicolas Seube, le capitaine courage : « Sur le plan comptable, cela aurait été dur de faire mieux. Maintenant, il y a encore pas mal de choses à améliorer. On a souvent eu l’impression d’avoir été supérieur à nos adversaires, sans parvenir à concrétiser plus franchement au score. Dans la circulation du ballon, la capacité à le garder, c’est bien, mais dans la percussion, la vitesse et la profondeur on doit mieux faire. En 2e mi-temps à Châteauroux, on a souffert dès qu’on a baissé de pied physiquement, et on a subi. Si on joue comme ça, on va vers de grosses déconvenues. Tout le monde est conscient qu’il faut franchir un palier supplémentaire. Face à nous, le schéma qui va se répéter, c’est « on défend, on les attend » parce que Caen est une équipe dite joueuse, avec de la qualité technique. A nous de ne pas nous précipiter ». En dépit de ce jeu pas encore rodé, le club caennais est seul leader de la Ligue 2 avec 13 points sur 15 possibles grâce notamment à un Benjamin Nivet, exceptionnel en ce début de saison (4 passes décisives et 1 but)

Un Stade Malherbe qui caracole en tête
Après ces cinq premières journées, les caennais vont enchaîner sept matches en à peine un mois et demi. Mais cela ne les empêchera pas de poursuivre leur parcours exceptionnel. Avec une victoire contre Ajaccio (1-0) un match nul contre Strasbourg (2-2) les joueurs normands poursuivaient leur rythme effréné et engrangaient des points sans pour autant être transcendants dans le jeu. Arrive le mois d’octobre, le mois où les bas-normands retrouvaient leur beau jeu sans pour autant perdre de points. En effet, quatre victoires en quatre matches et une attaque qui marque de plus en plus (3-1 contre Sedan puis à Clermont, 2-1 contre Angers) comme le prouve ce match exceptionnel contre Vannes (4-2 avec 3 buts en six minutes) qui permettait aux caennais de continuer sa course folle en tête du classement. Les rouges et bleus ne s’enflammaient pas pour autant comme le soulignait Grégory Tafforeau : « Si on s’en tient au nombre de points, notre début est positif, mais on ne peut pas faire de bilan maintenant car nous sommes encore à un stade très avancé de la saison. On est contents du départ pris, mais il va falloir maintenir le rythme ». Ce mois d’octobre fou révèlaient un autre talent brut de ce Stade Malherbe de Caen en la personne de Steeven Langil qui comptabilisait 4 buts et 3 passes décisives. Ce joueur prêté par Auxerre dispose d’énormes qualités de vitesse et de percussion. Doté d’une bonne frappe de balle, il s’est imposé comme l’un des éléments clé du système de Franck Dumas. Le mois d’octobre se termine pourtant sur un non match à Brest où les malherbistes s’inclinaient 2-0.
Il y a deux semaines, le SMC recevaient Tours pour une rencontre qui s’est soldée par un partage des points face aux tourangeaux malgré une bonne prestation (peut-être la meilleure cette saison). Le bilan caennais est plus qu’exceptionnel avec 31 points. Avec la meilleure attaque (21 buts) ainsi que la meilleure défense (11 buts), le Stade Malherbe de Caen fait figure d’épouvantail dans cette Ligue 2. Ce soir, le club caennais s’est imposé face à Dunkerque en Coupe de France (1-0) et se remet sur de bons rails avant d’entamer un dernier mois de compétition, qui commence le 30 novembre pour le derby normand face au Havre (2ème). Avec un jeu porté vers l’offensive, un bloc solide et des joueurs capables de faire la différence à tout moment (Langil ou Nivet), le club bas-normand a tout les ingrédients qu’il faut pour monter en Ligue 1.
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